LE GRAIN DE SABLE

compagnie de théâtre

17 avril 2007

Divertissement Bourgeois

La compagnie Grain de Sable
présente
Divertissement Bourgeois
aux Arènes de Cimiez le jeudi 31 mai 2007 à 20h.
Entrée gratuite. En plein air.

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27 février 2007

Divertissement Bourgeois de Eugène Durif

La compagnie Grain de Sable présente sa dernière création : « Divertissement Bourgeois » de Eugène Durif, comédie contemporaine reprise des thèmes du Bourgeois Gentilhomme.
Mise en scène : Jacques Laurent avec : Caroline Fay, Magali Gibelin, Pascal Giordano, Paul Laurent.

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Vendredi 16 mars à 20h30

Samedi 17 mars à 20h30

au Théâtre Francis Gag,

îlots des Serruriers - Vieux Nice


Renseignement et réservations : 06 82 20 37 72

Tarif : 12€  / 9€ tarif réduit


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17 janvier 2006

Accueil


La Compagnie      


Créé à Nice en 1985 par le metteur en scène Jacques Laurent, le Grain de sable mêle travail de création tout public et jeune public et action culturelle en direction de tous.

Il aime aussi se conjuguer au pluriel en associant des comédiens, des plasticiens et des musiciens auour de propositions volontiers transversales.

Parallèlement au travail de sensibilisation mené dans le quartier de l'Ariane à Nice où elle est implantée, la compagnie participe à l'aventure de la Friche de la Brèche dont elle est l'une des compagnies fondatrices.

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Les serviteurs

         Les serviteurs
            Jean-Luc Lagarce
               mise en scène de Jacques Laurent

            Production
            Compagnie le grain de sable
            Théâtre National de Nice - Centre Dramatique National


accueil1
        Texte
              Jean-Luc Lagarce   
            
            
Mise en scène
          
Jacques Laurent
            
            
Scénographie
            
Philippe Maurin
            
Musique
            
Pascal Giordano
            Thomas Garcia

            
Lumières
            
Philippe Maurin
            
Costumes
            
Alexandra di Biaggio
            
Assistée de
            
Régine Dumée
            

          Avec
           Valet de chambre
           chauffeur

            
Pascal Giordano
          1ère femme de chambre
          2ème femme de chambre

          
Sophie Lacoste
          
Cuisinière
            
Isabelle Mathieu



Présentation :

  A l’étage, Madame et Monsieur ont peut-être disparu. Les serviteurs, cloîtrés à la cuisine, l’office, blottis autour du personnage de la cuisinière, se racontent sans fin l’agonie de Madame et Monsieur, tout en continuant le rituel du service: la montée à l’étage, chaque matin, de la première femme de chambre et du valet de chambre et leur descente le soir à l’office.
      Ils évoquent aussi l’attitude qu’ils auraient pu avoir: la révolte contre les maîtres, « le grand sac de palais d’été », ou bien le départ pour refaire leur vie ailleurs, mais il est trop tard. « Le seul but des serviteurs était d’être serviteur, peut-être que les serviteurs prolongent leur propre existence en prolongeant l’apparence des maîtres…
Peut-être que l’étage n’est plus qu’une ignoble pourriture, peut-être que les serviteurs sont maintenant les serviteurs de cette pourriture, combien de temps cela durera-t-il ?

      
      
      Théâtre de l’intime, confidences murmurées, le texte des Serviteurs résonne comme une justification de leur existence, pour ces personnages oubliés au sous-sol. On pense à Beckett, Ionesco et Kafka. La distanciation, les personnages se représentent, parlent d’eux-mêmes à la troisième personne, accentuant cet effet de vertige, de constat fataliste d’une faillite d’un système social qui continue à tourner en roue libre sans logique aucune. L’humour et une certaine cruauté imprègnent ce texte et donnent l’épaisseur émotionnelle à ces personnages abandonnés, en proie au doute, condamnés à parler, à ressasser, à se justifier.
La cuisinière : « c’est cela, il faut parler, parler, parler… faisons durer ».
      
      Principes scènographiques
Deux éléments scénographiques apparaissent dans l’hypothèse de Lagarce : L’escalier et la cuisinière.
L’escalier, c’est le lien entre le monde d’en haut et le monde d’en bas, c’est l’image de l’ascension mais inversement de la chute. « Fort raide, cet escalier est si dangereux après l’encaustique». La cuisinière ne peut plus le gravir depuis tellement longtemps que l’étage est devenu pour elle une sorte d’Eden mythique et idéalisé. C’est enfin l’objet qui permet le service des maîtres, un objet de désir pour les serviteurs de second rang, un objet de convoitise où s’exacerbent rancoeurs et jalousies.
« La cuisinière cuisinait, c’était son rôle et sa mission… trop de viandes, trop de légumes et de poissons,
et d’énormes gâteaux d’anniversaire, trop de tout cela. La cuisinière mangeait, dévorait, s’empiffrait      de sa propre production. Elle se transformait en gardemanger, en cuisine, peu à peu… en nourriture peut-être ».
La cuisinière est imbriquée, trop lourde pour se déplacer, dans un dispositif constitué d’un plan de travail, d’un réchaud sur lequel glougloute une marmite, d’un four fumant dont on ne distingue plus la porte. Son corps, microcosme en expansion, envahit peu à peu son espace et dégouline de tous côtés.
La scénographie se réduira à un sol carrelé sur plateau nu : au centre du carrelage, la cuisinière, dans un des angles, l’escalier en colimaçon. Nous ajoutons un espace, celui du chauffeur : le vestiaire.
      
      
      


      
      

      Notes de mise en scène
      
      Domestiques : gens de peu, petites gens, classe inférieure, prolétaires avant l’heure, avant le mot, rôles secondaires, rats et larbins, esclaves attendant à l’office, à la cuisine, qu’on les sonne, les siffle, surgissant de n’importe où et s’évanouissant aussitôt. Silencieux mais n’en pensant pas moins.

      Notes de Jean-Luc Lagarce sur les domestiques - Instructions aux domestiques d’après Jonathan Swift

      

      Ce texte résonne étrangement, pour moi, avec le climat et le fond des débats organisés à La chartreuse de Villeneuve-les-Avignon après l’annulation du festival. Un désarroi profond comme après un deuil, des confidences presque murmurées sur les assemblées générales, les tentatives de s’organiser.
      Pour moi les participants étaient comme les serviteurs de Lagarce, désemparés, essayant de perpétuer des rituels, en sachant bien le côté dérisoire. Continuer à jouer ou s’arrêter ? Se révolter, s’en aller ou continuer, la mort dans l’âme. L’autre point de rencontre avec ce texte est ma pratique d’ateliers de théâtre dans les institutions (foyer de vie/maison de retraite). Le rituel du quotidien, le ressassement, la nostalgie du passé…
      Les serviteurs sont porteurs de nostalgie, d’un ordre ancien rassurant, détenteurs d’un savoir ancien qui ne sera plus transmis. Et condamnés à continuer, les serviteurs continuent à travailler comme si de rien n’était, ils se suffisent à eux-mêmes. L’essentiel de leurs rêves est protégé. Sans les maîtres, malgré leur disparition, les serviteurs réussissent à rester eux-mêmes.
      Ils sont le reflet de ce fatalisme généralisé, de cette non-révolte devant le nouvel ordre économique mondial, portant des valeurs de respect du travail, de soumission à la hiérarchie dans un monde où le travail et la valeur travail se réduisent considérablement. Ce texte trouve une résonance avec la période       actuelle, période de mutation, de doute, de révoltes sporadiques, de fuites ou de repli sur soi. La cuisine est une usine à produire des repas qui, ne trouvant plus leurs débouchés naturels (leur consommation par les maîtres disparus), sont engloutis par la cuisinière. « L’organisation des menus est désormais une mécanique silencieuse ».
      Les rouages subtils du service de maison se grippent ; le système hiérarchisé du rapport entre les domestiques se lézarde.
      Un humour grinçant imprègne les réflexions des serviteurs, leur volonté de poursuivre le jeu, d’exister.       

      

Jacques Laurent - 2004



Pour voir l'album photos, cliquer ici.




Agenda


Salle Juliette Greco

 

06510 Carros


janvier 2005
ve 28 21h

Théâtre National de  Nice

 

Salle Simon
Promenade des Arts
06300 Nice
T +33 (0)4 93 13 90 90
F +33 (0)4 93 13 79 60


mars 2005
je 17 21h
ve 18 21h
sa 19 21h
ma 22 20h30

La Criée - Théâtre National de Marseille

 

30, quai de Rive Neuve

13284 Marseille
T +33 (0)4 91 54 70 54
F +33 (0)4 96 17 80 39
http://www.theatre-lacriee.com


mars 2005
je 24 20h
ve 25 20h
sa 26 20h

Théâtre La licorne

25 av Francis Tonner   

06150 Cannes
T 04 93 48 97 34



 

 

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16 janvier 2006

Créations jeune public

l'île aux calebasses


l_ile_aux_calebasses_compresse


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